Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 18:00

Répondez aux 12 questions par OUI ou NON

 

1- Cachez-vous aux personnes qui comptent le plus pour vous votre comportement sexuel ou vos fantasmes sexuels ?  

Oui    Non

2- Est-ce que vos pulsions vous ont amené à avoir des relations sexuelles dans des endroits ou avec des gens que vous n’auriez pas choisi en temps normal ? 

Oui    Non

3- Pour toujours obtenir le même niveau d’excitation et de soulagement, avez-vous besoin d’accroître la variété, la fréquence ou l’intensité de vos activités sexuelles ? 

Oui     Non

4- Pour vous, la pornographie occupe-t-elle une place si importante que vous avez mis en danger des relations importantes à vos yeux ou bien votre emploi ? 

Oui   Non

5- Est-ce que vous sentez que vos préoccupations sexuelles transforment vos relations sentimentales ? Avez-vous remarqué que chaque nouvelle relation comporte le même schéma destructif que la précédente ? 

Oui   Non

6- Avez-vous souvent envie de partir après un rapport sexuel ? Ressentez-vous des remords, de la honte ou de la culpabilité après un rapport sexuel ? 

Oui   Non

7- Vos pratiques sexuelles vous ont-elles causé des ennuis vis-à-vis de la loi ? Vos pratiques sexuelles pourraient-elles vous causer des problèmes vis-à-vis de la loi ?

Oui   Non

8- Votre quête sexuelle est-elle en conflit avec vos valeurs morales ou vous empêche-t-elle de vous sentir bien dans votre vie ? 

Oui   Non

9- Vos pratiques sexuelles font-elles appel à la violence, à la force ou à la menace d’une maladie ? 

Oui   Non

10- Votre comportement sexuel ou vos fantasmes sexuels vous ont-ils rendu désespéré, isolé des autres ou suicidaire ?

Oui   Non

11- Votre préoccupation sexuelle cause-t-elle des problèmes dans un domaine de votre vie (même lorsque vous ne passez pas à l’acte) ? 

Oui   Non

12- Sentez-vous que vous évitez intentionnellement d’avoir une activité sexuelle car vous avez peur du sexe ou de l’intimité ? Est-ce que cela vous préoccupe ? 

Oui   Non

Totalisez le nombre de OUI et le nombre de NON

Si le nombre de OUI est supérieur ou égal au nombre de NON, peut-être devriez-vous consulter pour approfondir la question.


Par dumonteix
Publié dans : dependance sexuelle

Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 10:49

 

La traversée du déni : SHAME (film de Steve Mc Queen)

Capture d’écran 2011-11-22 à 10.51.40 M. Fassbender dans le rôle de Brandon

 

Si vous n’êtes pas anglophone, laissez-moi vous dire ce que signifie « shame » : en français, on le traduit par « la honte ».

Le nouveau film de Steve Mc Queen a pour titre la honte, et c’est tout à fait pertinent puisqu’il traite de l’addiction sexuelle. Mais comment définir la honte, de façon psychanalytique ou addictologique ?

C’est l’espace, la séparation, parfois le gouffre béant, insupportable, qui existe entre les valeurs morales d’une personne, et la réalité de sa vie quotidienne. La honte est l’un des carburants de l’addiction sexuelle, comme tous les autres sentiments négatifs, et ce film a le grand mérite de rendre hommage à tous ceux qui se battent ou qui souffrent, piégés dans cet espace psychique intolérable.

 

L’histoire :

Brandon, la quarantaine sexy et sportive, est un homme d’affaires accompli vivant seul à New York. Ses soirées sont occupées par de nombreuses rencontres sexuelles et consommation de pornographie sur son ordinateur. Sissy, sa sœur chanteuse, dépressive et incapable de construire une relation sentimentale, débarque chez son frère à l’improviste pour y trouver refuge, mais aussi car elle sent que Brandon va mal. Privé de sa liberté, il est confronté à sa frustration, à sa dépendance, ainsi qu’à son malaise sous-jacent, qui, semble-t-il, puise ses origines dans une enfance traumatisée.

 

Le cycle de la dépendance

Shame est un film dont la structure même reprend fidèlement la forme de l’addiction au sexe : un cycle sans fin. La scène liminaire est la même que la scène finale, à ceci près que l’attitude carnassière de Brandon, chasseur sexuel dans le métro, se transforme en attitude neutre, désintéressée, et finalement en larmes de détresse.

 

La traversée du déni

Le film capte un moment capital dans la vie de Brandon : le spectateur assiste, médusé, à la traversée du déni. Au début inconscient de son attitude, le protagoniste, tout du moins peut-on le supposer, finit par se rendre compte que son comportement est problématique. Malheureusement, la réflexion ne va pas plus loin : on ne parle pas de guérison, de soins, et surtout, les mots « addiction sexuelle » ne sont jamais prononcés.

 Capture d’écran 2011-11-22 à 10.52.12

A noter, quelques scènes spectaculaires tant elles reflètent la vérité du sex addict :

-       l’incapacité à mêler émotion et sexualité

Brandon remarque une de ses collègues, une belle jeune femme noire, et son instinct de chasseur prend le dessus. Invitation à dîner. Conversation timide, tous les deux sont sur la réserve. Brandon ne sait pas faire, il trébuche, hésite, et n’embrasse pas la jeune femme en la raccompagnant au métro, alors qu’il est clair qu’elle le désire. Brandon est perdu, incapable de satisfaire la demande de sa partenaire, il n’a pas les codes « romantiques ». Le lendemain, il la coince dans un bureau, et  l’entreprend sans tendresse, comme un chasseur qui fond sur sa proie. Il l’emmène dans un hôtel avec vue imprenable sur New York. Les ébats commencent… Brandon n’a pas d’érection. Il y a trop de sentiments, elle est trop douce, trop humaine. « je m’en vais ? » lui demande-t-elle ? « OK », répond-il. Les mots tombent, glacials.

 

-       la course à la jouissance

Au sommet de sa crise, Brandon cherche son « anesthésiant », et fait un plan à 3 avec deux femmes. Là où le spectateur devrait voir de la volupté, du plaisir et un lâcher-prise, il ne voit que tension, douleur et une souffrance. Brandon court après sa jouissance. Il court vers son orgasme, et son visage est crispé, douloureux, désespéré. On entend ses pensées « je veux que tout disparaisse, faites que tout s’en aille, je veux oublier ! ». Scène magistrale.

 

-       Le milieu d’origine

On ne devient pas « dépendant» par hasard. Il y a souvent toute une histoire familiale de l’addiction. Brandon et Sissy ne font pas exception. Il est dépendant au sexe, elle est dépendante aux sentiments. Avant de commettre un acte grave, et alors que Brandon court après sa jouissance, elle lui laisse un message : « Nous ne sommes pas mauvais. C’est l’endroit d’où l’on vient qui l’est ». Rien à rajouter, on imagine aisément que cet endroit originel est destructeur, lorsqu’on voit ces deux-là qui se débattent pour survivre. Dommage cependant que le film n’y fasse pas davantage référence. Cela aurait pu aider à la compréhension.

 

 

Shame, vous l’aurez compris, est un film d’utilité publique, d’une grande qualité photographique, et parfaitement servi par un acteur magistral Michael Fassbender. Cependant, on déplorera certains bémols :

 - Tout d’abord, la scène la plus choquante, celle du sex-club gay. Brandon, à bout de ressources, refoulé d’une boite hétéro, se réfugie dans un sex club gay pour obtenir sa dose. Pourquoi pas, certes, mais pourquoi ? Pourquoi, encore une fois, montrer le milieu gay comme un lieu de dépravation ultime, une sorte d’égout séminal ? Ne peut-il pas y avoir de plaisir à se retrouver entre hommes pour partager du sexe ? Le message est limite, et le spectateur, c’est à espérer, ne s’y trompera pas.

- On ne parle ni du milieu d’origine (quel est-il ? qui sont ces parents monstrueux ?) ni d’une issue en forme de guérison pour Brandon. Le film se termine sur ses pleurs désespérés, sous la pluie, mais sans aucun message d’espoir.

Cependant : bonne nouvelle ! On peut guérir de la dépendance sexuelle ! Il aurait été intéressant que le réalisateur en fasse mention.

Jean-Benoît Dumonteix

 

Sortie le 7 décembre.

Lien allociné

Par dumonteix
Publié dans : dependance sexuelle

Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 08:00

 _DSC5341-R.jpgJean-Benoît Dumonteix (photo: Pierre Chancy)

 

Bonjour!


Si vous êtes parvenu(e) jusqu'ici, c'est certainement que vous cherchez des informations sur la dépendance au sexe...


jbmatchParis Match Juillet 2011, sujet: la dépendance au sexe.

 

  ... mais avant d'aller plus loin, quelques questions que je souhaite vous poser:

 

 

 

 

Comment allez-vous aujourd'hui?

 

Comment se porte votre sexualité?


Vous n'arrivez pas à vous arrêter?


Vous en souffrez?

 

 


Peut-être pensez-vous que vous souffrez de dépendance au sexe?

Peut-être voulez-vous en avoir le coeur net?


Je vous laisse parcourir les pages de ce site, à votre rythme.

Elles vous renseigneront sur ma démarche thérapeutique (sans médicament d'aucune sorte), sur la dépendance sexuelle de façon générale, et sur les modalités de rendez-vous.

Il est primordial de s'être bien renseigné sur la question avant de consulter.

 

 

Pour toute demande d'entretien, vous pouvez me joindre à cette adresse:

contre.la.dependance@gmail.com 


 

A très bientôt,

 

Jean-Benoît Dumonteix

http://www.jeanbenoitdumonteix.com

psychanalyste-addictologue

spécialiste de la dépendance au sexe en France

Paris 18eme arr.

Par dumonteix
Publié dans : dependance sexuelle

je cherche...

on a commenté...

Partager ce site

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus